Vérifiez en 30 secondes le délai de prescription applicable à votre situation — impayé, licenciement, vice caché, pénal — et son point de départ.
Vérificateur de délais
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Quelle est votre situation ?
Vous disposez en principe de
Délais de droit commun. * En matière pénale, des règles spéciales (notamment pour les victimes mineures) peuvent reporter le point de départ. Consultez un avocat pour votre cas précis.
La prescription est le délai au-delà duquel il n'est plus possible d'agir en justice : passé ce terme, même un dossier parfaitement fondé devient irrecevable. C'est l'une des premières vérifications qu'effectue un avocat, et l'une des causes les plus fréquentes — et les plus évitables — de dossiers perdus. Notre vérificateur vous indique le délai applicable à votre situation et, tout aussi important, son point de départ.
Le délai de droit commun en matière civile est de 5 ans (litiges contractuels, responsabilité civile, factures entre professionnels). Mais de nombreux délais spéciaux s'appliquent : 2 ans pour les actions des professionnels contre les consommateurs et pour les vices cachés (à compter de la découverte), 3 ans pour les loyers impayés et les salaires, 12 mois seulement pour contester un licenciement, 10 ans pour les dommages corporels (à compter de la consolidation) et la garantie décennale. En matière pénale : 1 an pour les contraventions, 6 ans pour les délits, 20 ans pour les crimes — avec des règles spéciales protectrices pour les victimes mineures. Et un piège célèbre : la diffamation et l'injure se prescrivent par 3 mois.
Connaître le délai ne suffit pas — encore faut-il savoir quand il commence à courir. Selon les cas : le jour du dommage, celui de sa découverte, la date d'exigibilité d'une facture, la consolidation d'une blessure, ou la notification d'un licenciement. La loi prévoit aussi des causes de suspension (le délai s'arrête temporairement : minorité, impossibilité d'agir, médiation) et d'interruption (le compteur repart à zéro : assignation en justice, reconnaissance de dette, acte d'exécution forcée). Une mise en demeure simple, contrairement à une idée reçue, n'interrompt pas la prescription. Ces subtilités peuvent sauver un dossier qui semblait prescrit — ou condamner un dossier qu'on croyait dans les temps : si votre délai semble proche ou dépassé, faites vérifier votre situation par un avocat avant de renoncer.
La dette n'est pas effacée, mais le créancier perd le droit d'en exiger le paiement en justice. Attention : un paiement partiel ou une reconnaissance écrite de la dette fait repartir le délai à zéro.
Oui, mais seulement une fois le délai acquis. Le juge ne soulève pas la prescription d'office en matière civile : c'est à celui qui est poursuivi de l'invoquer — d'où l'importance d'être bien conseillé.
Les moyens les plus sûrs sont l'assignation en justice (même en référé) et, pour certains litiges, la saisine d'un conciliateur ou médiateur qui suspend le délai. Un avocat peut agir en urgence pour préserver vos droits.
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